Faut-il punir la Pologne pour le sabotage des décisions de l'UE au regard de l'Ukraine?

09 juin 2017

Faut-il punir la Pologne pour le sabotage des décisions de l'UE au regard de l'Ukraine?

flagDepuis un bon bout de temps l'UE a l'idée d'annuler le régime visa avec l'Ukraine. Le 6 avril 2017 521 eurodéputés ont voté pour cette décision. Malgré cela la Pologne a intérprété l'abolition de visa à sa façon. Dans son Twitter le Ministère des affaires étrangères de la Pologne a annoncé que du 11 juin (le régime sans visa avec l'Ukraine entrera en vigueur) on fermera le passage à travers la frontière entre la Pologne et l'Ukraine pour les Ukrainiens qui prennent part à l'ATO.

polandCette limitattion contrarie aux principes européens et à la décision de l'établissement du régime sans visa avec l'Ukraine dont Antonio Tajani, le président du Parlement européen et Carmelo Abela, le représentant de la Malte ont signé le 17 mai. Si le citoyen ukrainien a le passeport pour l'étranger biométrique, une somme fixée disponible, les données du compte bancaire et ses documents sont corrects, il peut entrer en Pologne. La participation dans la bataille à l'Est de l'Ukraine – ce n'est pas la cause pour l'interdiction de l'entrée des citoyens ukrainiens dans les pays de l'UE. Ainsi le Ministère des affaires étrangères de la Pologne réfuse publiquement de suivre le cours de la politique extérieure de l'Union Européenne et fâche les Ukrainiens qui attendaient longtemps l'affaiblissement du régime visa. La Pologne devient souvent le premier point du voyage des Ukrainiens dans les pays de l'Ouest. Maintenant les dizaines milles de citoyens ukrainiens ne peuvent pas aller en Europe.


Ce n'est pas pour la première fois la Pologne réfuse de suivre les accords européens. Ce pays met en question l'autorité de l'UE en Europe de l'est. Le sabotage du régime sans visa par la Varsovie pour les Ukrainiens – c'est l'homologue du refus d'accueillir les réfugiés du Proche-oriental à cause de leur "danger terroristique" et de l'obstruction démonstrative de l'activité du Conseil européen à cause de la réelection du Donald Tusk, l'opposant politique du parti dirigeant polonais "Droit et justice".


Il ne faut pas confondre l'envie des pays de l'UE de prendre en compte les intérêts nationaux avec le jeu conjoncturel d'Jaroslaw Kaczynski qui utilise les méthodes équivoques dans la lutte contre ses opposants. Il lutte aussi pour le leadership de la Polonge en Europe. Par exemple, les différences dans les réglementations fiscales et sociales de la Pologne et de l'Europe provoquent la disbalance économique à l'UE. L'Union Européenne a besoin de la conservation de l'unité et de la mobilisation des efforts pour décider les problèmes européens. Mais en ce temps-là la Pologne ignore les valeurs principales européens, fait le chantage politique et provoque les forces centrifuges en Europe.


Dans ce contexte on peut bien comprendre l'envie des pouvoirs de l'Allemagne et du nouveau président de la France d'introduire les sanctions économiques et juridiques pour la Pologne. Le septième article du traité sur l'Union européenne le permet. Les sanctions peuvent être réalisées sous forme de la limitation des subvention ou comme le refus de transporter la production de l'Europe Centrale dans les villes polonaises. Les sanctions contre la Pologne sont nécessaires non tant pour "la moralisation" des politiques polonais mais pour le sauvetage de l'économie et  la stabilité politique de l'Europe d'aujourd'hui.

Posté par Grenadine333 à 12:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]